GUIDE
D’AUTODIAGNOSTIC
DE MON HABITATION
face aux inondations
FORCE, FAIBLESSE ET PROTECTION DE MON HABITATION
POURQUOI RÉALISER L’AUTODIAGNOSTIC
DE MON HABITATION ?
Les inondations représentent la cause principale de dégât au bâti en Wallonie.
Au cours des quinze dernières années, la quasi-totalité des communes wallonnes ont été touchées par ce phénomène, qui risque de s’aggraver avec les changements climatiques. Il est donc essentiel de prendre ces enjeux en considération et de se préparer au mieux à d’éventuelles inondations.
Dans cette optique, cet autodiagnostic permet d’évaluer les points forts et les vulnérabilités de mon habitation – qu’il s’agisse d’un projet de construction ou d’un bâtiment existant – tout en proposant des pistes d’aménagement et des solutions concrètes pour en réduire la vulnérabilité et améliorer son adaptation aux risques.
Cependant, face à des inondations exceptionnelles, les aménagements préventifs peuvent s’avérer insuffisants. Il est donc crucial de prévoir, en complément, des procédures d’urgence et des plans d’évacuation efficaces.
LE RISQUE ZERO N’EXISTE PAS …
Les inondations peuvent concerner chacun d’entre nous, que l’on vive ou non près d’une rivière.
En bord de cours d’eau, l’habitation pourrait particulièrement être sujette aux inondations par débordement. Le cours d’eau déborde alors de son lit mineur pour inonder son lit majeur… et ce qui y est implanté. Ailleurs, l’habitation pourrait être soumise à des inondations par ruissellement ou coulées de boue.
Les remontées de nappe, les refoulements (d’égouts ou de réseaux), les ruptures d’ouvrages (digues, ponts, barrages,…) peuvent aussi causer des inondations.
Dans tous les cas, les mesures proposées dans ce guide peuvent être pertinentes dans les 4 cas de figure.
à garder en tête
Rendre son habitation résiliente aux inondations peut nécessiter des aménagements de coût variable. Une estimation du coût est indiquée pour chaque solution proposée, allant de € (coût faible) à €€€ (coût élevé). Certains travaux simples sont accessibles,
tandis que d’autres demandent une rénovation importante. Intégrer ces mesures dans un projet global de rénovation (isolation, économies d’énergie, sécurité incendie, etc.) permet d’en maximiser les bénéfices.
• Il est essentiel de confier les aménagements techniques à des professionnels qualifiés afin d’en garantir l’efficacité et la résistance à la pression de l’eau.
• Pour les dégâts post inondation, penser à contacter votre assureur (photos à l’appui) avant d’entamer tous travaux de rénovation. Pour en savoir plus, consultez la brochure « Comment s’assurer face aux catastrophes naturelles ? » de la Fondation Roi Baudouin.
UN PROJET SUR UNE PARCELLE NÉCESSITE UNE ANALYSE AU SEIN DU BASSIN VERSANT
Chaque habitation est unique. Si la mise en oeuvre de certaines recommandations peut s’avérer très efficace pour l’une, elle peut ne pas être pertinente pour d’autres. Leur pertinence varie selon la configuration du bâtiment et sa localisation dans le bassin versant (voir fiche “Cartographie”). En amont, on mise sur l’infiltration et la rétention de l’eau ; en aval, sur l’évacuation et la protection des biens. Entre les deux, les aménagements visent à canaliser et ralentir les écoulements.
Nous pouvons donc anticiper les effets de la pluie et en réduire les conséquences (solidarité AMONT-AVAL) en adaptant le bâti et les abords afin de les préserver (pour ralentir, infiltrer, stocker et retenir les eaux de pluie).
LES DOMMAGES
En conséquence, les types de dommages seront fonction de la nature des matériaux, de la pression et la vitesse d’écoulement de l’eau, des collisions d’objets flottants et de la pollution.
LES Stratégies
En fonction de l’importance de l’inondation, trois stratégies peuvent être envisagées. Mais il faut garder en tête, malgré toutes les mesures recommandées, qu’une inondation importante peut toujours causer des dommages :
- EVITER : Surélever le mobilier et réaliser les aménagements adéquats.
- RÉSISTER : Aménager et protéger l’habitation pour éviter que l’eau n’y pénètre.
- CÉDER : Au-delà d’une certaine hauteur d’eau (à hauteur de mi-cuisse), retenir l’eau à l’extérieur peut engendrer une pression considérable sur la structure, au risque de l’endommager irréversiblement. Céder et laisser rentrer l’eau permet alors de protéger la structure de l’habitation. D’où l’importance d’aménager également l’intérieur de l’habitation pour que l’inondation y cause le moins de dommages possibles et que les lieux puissent être réoccupés rapidement – ou pour faciliter un retour à la normale.
LAISSER ENTRER L’EAU DANS L’HABITATION EST PARFOIS LA MEILLEURE OPTION.
COMMENT UTILISER CE GUIDE ?
ETAPE 1
Identifier les forces (point vert) et faiblesses (point rouge) de mon habitation en répondant aux questions de l’autodiagnostic. Cliquez sur le numéro de page correcpondant à votre réponse pour trouver la fiche thématique liée.
Idéalement, il faut répondre aux questions lorsque je me trouve dans mon habitation afin d’apporter les réponses les plus pertinentes possibles.
ETAPE 2
Consulter les fiches de ce guide relatives aux faiblesses de mon habitation.
Certaines thématiques ne sont abordées ici que par un résumé car leur fiche complète se trouve dans la brochure Inondations : réduire la vulnérabilité des constructions existantes.
Ceci est un extrait du Guide d’autodiagnostic de mon habitation face aux inondations. Forces, faiblesses et protection de mon habitation.
Vous pouvez retrouver le guide complet, en téléchargement libre et gratuit sur le site des Éditions du Service public de Wallonie « Ediwall ».